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La panne
d'allumage
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Les causes d’une panne d’allumage peuvent être
relativement simples à découvrir.
La remise en état exige d’agir avec méthode. En cas d’allumage
électronique, ce domaine plus complexe nécessite le matériel et la
compétence d’un professionnel.
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1 - Testez bougie et antiparasite
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Démontez la bougie et rebranchez-la
dans son antiparasite, mettez son culot en contact avec le moteur (à l'aide
d'une pince isolante par ex.) Lancez le moteur au démarreur ou au kick.
Si
l’étincelle ne jaillit pas, une bougie peut être morte, “claquée” par une
surchauffe, mais la panne peut également venir d’un capuchon antiparasite
déficient (ou tout simplement mal branché, le fil de bougie tenant juste
par le caoutchouc, sans établir de connexion).
Testez
en enlevant le capuchon antiparasite. Mettez le fil haute tension à environ
1 cm du moteur et démarrez : un allumage normal provoque un arc électrique puissant.
Si l’arc jaillit bien, la bougie (ou l’antiparasite) est à remplacer.
Testez
avec une bougie neuve : si l’étincelle ne revient pas, c’est l’antiparasite
qui est malade.
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2 - Méfiez-vous du contacteur de
béquille latérale
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En
vieillissant, la béquille prend du jeu, les contacts s’oxydent et la
fonction se fait mal, d’où la coupure d’allumage intempestive en roulant.
C’est flagrant si votre moteur tourne normalement tant que vous n’engagez
pas une vitesse.
Vous
pouvez shunter provisoirement les deux fils arrivant aux bornes du
contacteur de béquille. Installez un contacteur neuf dès que possible. Un
accident provoqué par une latérale oubliée qui se déplie peut être très
grave.
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3 - Vérifiez les contacteurs de sécurité
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Vérifiez
qu’un autre coupe-circuit de sécurité ne soit pas débranché (vibrations ou
fil cassé) ou ses contacts oxydés, à la poignée d’embrayage ou tout simplement
au coupe contact du guidon.
Vérifiez
le passage du courant électrique en utilisant une lampe témoin et une pile
sur le circuit du contacteur soupçonné. Les métaux sont bons
conducteurs d’électricité, mais leurs oxydes sont isolants. La majorité des
problèmes vient de là : grattez alors les contacts oxydés pour retrouver
une surface métallique propre. Pour un mauvais contact au coupe contact du guidon,
démontez soigneusement les petits éléments électriques à l’intérieur de la
poignée. Attention à leur place, aux vis de fixation et au petit ressort
interne.
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4 - Capteur d’allumage ou électronique ?
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Comme pour
la bobine, testez à la lampe témoin. Un problème de boîtier d’allumage électronique,
provoquant des dysfonctionnements déroutants, s’avère plus complexe.
Attention, vous risquez de l’achever en le testant de manière aléatoire, en
croyant avoir trouvé une panne alors que vous venez de la créer. Ce boîtier
coûte cher.
Pour
savoir si la panne vient bien de lui, l’idéal est de vous faire prêter un
boîtier identique et sain, ce qui n’est pas facile. Sinon, adressez vous à
votre motociste préféré pour un contrôle précis.
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5 - Testez la bobine
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Une étincelle inexistante ou
faible met en cause le système d’allumage.
Commencez
par la bobine haute tension sur laquelle arrive le fil de la bougie. Sur un
quatre-cylindres en ligne, une bobine alimente les cylindres extérieurs et
l’autre les intérieurs. Une bobine H.S. sur une des paires de cylindres se
repère puisque l’étincelle jaillit sur un couple de bougies et pas sur
l’autre.
Avec
un monocylindre, soit vous vous faites prêter une bobine identique, soit
vous testez votre bobine à l’aide d’une lampe témoin autoalimentée.
Si votre bobine a deux petites cosses d’alimentation (allumage TCI),
branchez chaque pince crocodile sur chacune des cosses, et ensuite entre
chacune des cosses et la sortie du gros fil de bougie. Si la lampe ne
s’allume pas à chaque fois, le circuit électrique est coupé à l’intérieur
de la bobine et vous pouvez donc la jeter.
Effectuez
vous-même ou chez un professionnel un contrôle rigoureux de la bobine à
l’ohmmètre. La résistance interne du bobinage est précisée par le
constructeur.
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